BAMBARI AUX MAINS D’UN GROUPE ARME CRIMINEL : L’ORGANISATION TERRORISTE SELEKA N’EN DEMORD PAS !

Darass

Sans doute que le terrorisme a montré son visage en Centrafrique par les actes de terreur qui se sont produits ces derniers temps. A travers ces évènements tragiques, il apparaît clairement que la crise que connaît la Centrafrique s’est enlisée. Après l’accalmie apparente  observée suite à l’accession du Président Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat, les vieux démons qui ont semé  les troubles se sont réveillés depuis un certain temps.

Nul n’ignore qu’avec l’avènement de la Seleka au pouvoir par le coup d’Etat suite à la crise militaro-politique et son corollaire la recrudescence des violences en Centrafrique, le Km5  jadis poumon économique de la capitale est devenu une zone de non-droit.Les groupes armés qui y sont confinés, ont mis en mal la quiétude des habitants de cette zone, pris en otage et qui ne savent pas à quel saint se vouer.

Prenant la mesure de cette anarchie dans la capitale, le gouvernement avec l’appui de la MINUSCA a jugé opportun de procéder au désarmement de Km5 afin de débarrasser la paisible population résidente de ces criminels qui y dictent leurs lois. Malheureusement l’échec de cette opération que d’aucuns ont imputé la responsabilité à la MINUSCA pour ses options stratégiques peu lisibles a permis à ces fauteurs de troubles de reprendre du poil de la bête.

Et comme par effet de contagion, les tensions se sont accrues dans les provinces avec les mouvements insolites des groupes armés issus de la coalition rebelle Seleka. Il a donc fallu de peu pour que ces criminels notoirement connus puissent perpétrer une attaque meurtrière contre les fidèles catholiques à l’église Notre-Dame de Fatima.Une manière de déplacer la crise politique sur le terrain confessionnel afin de justifier un dessein criminel. Un drame qui a inévitablement un lien avec l’opération du désarmement de Km5.

Récemment encore la recrudescence des violences dans la ville de Bambari des suites de l’accrochage entre les hommes de l’UPC du mercenaire Ali Darass et les quelques gendarmes a provoqué un drame alors que celle-ci garde encore les stigmates de ce groupe criminel. Comment ne pas conclure à un échec sur toute la ligne de la MINUSCA ? Car Bambari avait été désigné pour symboliser le retour de l’autorité de l’Etat, avec un dispositif sécuritaire des casques bleus de l’ONU en lieu et place des FACA non encore opérationnels.

Dès lors il apparaît clairement que le crime qu’ont commis ces groupes armés résulte de la manipulation politique. Sinon comment comprendre que ces groupes armés qui n’ont pas de revendications politiques crédibles puissent continuer dans leurs délires machiavéliques ? Cette attaque est à n’en point douter une preuve de plus que les ennemis de la paix et de la nation sont toujours à l’œuvre pour commettre les actes de barbarie. Une tragédie qui a atteint son paroxysme

C’est la première fois qu’une telle flambée de violences s’empare de la capitale centrafricaine depuis l’élection du Président Touadera. Il va sans dire que les groupes criminels en Centrafrique ont changé de méthodes et y procèdent dorénavant par des attaques terroristes.

Le moins que l’on puisse dire est que le terrorisme, comme la guerre, n’est pas exempt de visée stratégique, lorsque ses buts par exemple, à s’approprier des ressources ou à remplacer un régime au pouvoir.

FM

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