LA PRÉSENCE DES ELEVES DANS LES BARS-DANCINGS PENDANT LES HEURES DE COURS, REPREND DE PLUS BELLE

La présence des élèves dans les bars dancing, est devenue monnaie courante. Depuis quelques temps et cela ne semble pas énerver ni émouvoir tout aussi bien les autorités administratives et politiques que les parents et encore moins les responsables des écoles secondaires de la capitale.
En effet, à la mi-journée ou en fin de soirée, les terrasses de bistrots et motel bar accueillent de plus en plus des élèves, filles et garçons, en tenues de classe, plus particulièrement les élèves du lycée Marie-Jeanne Caron.
Indifférence totale de la police et du Parquet
Ce qui choque davantage, c’est l’indifférence totale qu’affichent les services de la Police Nationale et de l’Inspection Académique de l’Enseignement Primaire et Secondaire. Et un parent scandalisé de s’écrier : «où est le Procureur de la République qui est chargé du maintien de l’ordre public et des bonnes mœurs» car, a-t-il ajouté, le Code Pénal sanctionne sérieusement l’attentat à la pudeur et aux bonnes mœurs. C’est à peine s’il n’a pas été lapidé et conspué : «pour qui se prend celui-là?».
La responsabilité directe des parents
De toutes les façons, ce sont les parents d’élèves qui sont les premiers responsables de leurs enfants. De ce point de vue, il leur incombe la charge de mettre en garde les tenants des bars dancings et débits de boissons alcoolisées, notamment par des plaintes en bonne et due forme auprès du Commissariat de la Police et pourquoi pas s’adresser directement au Procureur de la République de la juridiction compétente. Si quelques parents d’une école secondaire donnée se liguaient contre deux ou trois bars dancings qui pullulent dans la ville de Bangui de manière énergique, il y a lieu de craindre que ces actes ignobles ne vont plus se répéter. Or, il se fait que parmi les parents, il doit y avoir nécessairement des magistrats, des officiers de la Police Nationale, des responsables des services de sécurité et même des autorités administratives et politiques.
Une autre manière de mettre fin à ces pratiques indécentes serait de procéder par des pétitions signées par des milliers, des centaines de parents d’élèves suivies par des marches de protestation à travers la ville pour sensibiliser l’opinion et surtout le ministère de l’Education nationale et politique. Il en va de l’avenir de la jeunesse.
A l’époque coloniale et jusque vers les années 70-80, il était formellement interdit aux mineurs de circuler au-delà de 18 heures quelques soit le motif. En outre, il était interdit aux élèves de pénétrer dans des bars que ça soit le jour ou la nuit. Même en tenue normale, si un adulte apercevait un mineur dans un bar, il le chassait et le tenancier des bars était souvent interpellé pour payer des amendes. Ces instruments juridiques n’ont pas encore été abolis ni modifiés, s’est exclamé un parent scandalisé par le dépucelage de sa fille de 13  ans à moins d’une semaine seulement de la rentrée des classes. Il dénonce avec ardeur le manque de contrôle des agents censés réglementer l’accès des bars, Night-club et  débits des boissons alcoolisées. Sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr dans ce pays où les vices ont pris la place des valeurs.

Sinclair ARIES

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