LE TRESOR PUBLIC, UN SERVICE PUBLIC A LA DISPOSITION DE LA NATION CENTRAFRICAINE, MAIS …

 Le Trésor Public est un service public à la disposition du peuple centrafricain. Un service public doit être de qualité. Les cadres qui y travaillent sont des serviteurs. Ils doivent être accueillants, accessibles dans le respect mutuel. Les grands, les petits, les riches et les pauvres y viennent pour suivre leurs papiers. Les entrepreneurs sont des partenaires de l’Etat. Certains sont des fournisseurs, d’autres des prestataires. Ils sont payés par le Trésor Public. Il y a aussi les organismes qui coopèrent avec le Trésor Public. Les agents et cadres de l’Etat admis à la retraite, doivent suivre les dossiers de leurs pensions pour le reste de leur vie. Et ce, après de loyaux services rendus à la nation. Personne dans le monde du travail n’est à l’abri de la retraite, une retraite bien méritée. Il se trouve qu’il y a un directeur au Trésor Public, qui crie, vocifère, indispose tout le monde, y compris ses collaborateurs directs  de tous les jours. Il empeste l’atmosphère à tous ceux qui vont au Trésor Public pour des nécessités de service. Un opérateur que nous avons rencontré, a déclaré : « J’ai décidé de ne plus remettre les pieds au Trésor à cause du comportement de ce directeur, malgré mes intérêts vitaux au Trésor Public. Il crie sur tout le monde comme si nous étions des mendiants, des nécessiteux, des indigents. Il n’a d’égard pour personne… ». Un entrepreneur est sorti du Trésor Public, fou, furieux, rouge de colère, parce que ce directeur lui a crié dessus comme s’il criait sur son domestique : « Je suis sorti en colère parce que c’est un grand service de l’Etat, car j’ai failli créer le scandale, à savoir porter main sur ce directeur. Je suis entrepreneur, donc un partenaire de l’Etat. Un directeur, fut-il du Trésor, ne peut me crier dessus sans cause. Je suis venu comme tout le monde m’enquérir de l’état d’avancement de mon dossier car le Trésor Public doit me payer. Un directeur irascible, indélicat, irrespectueux, impoli, n’a pas sa place au Trésor Public, cette grande institution de l’Etat… » Si des opérateurs économiques, des entrepreneurs, ce directeur les traite comme son domestique, ses valets, qu’en sera-t-il de nos agents et fonctionnaires admis à la retraite ? Qu’en sera-t-il de nos vieux papas du troisième âge qui vont au Trésor ? Et les veuves, les orphelins ? Si les gens en cravate, en véhicule, sont traités comme des indigents à la porte d’un riche personnage, comment seront traités les gens de conditions modestes, avec des habits sales ou en loques ? La rupture prônée par le Chef de l’Etat depuis son investiture, n’a vraiment pas d’écho dans les services de l’Etat. Un individu, fut-il directeur, empoisonne l’atmosphère du travail au Trésor Public, indispose tout le monde. Le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre des Finances et du Budget plus concerné dans cette affaire, doivent chacun en ce qui le concerne, jeter un regard sur ce désagrément au Trésor Public. Nous connaissons son nom, mais nous ne voulons pas le citer. C’est lui faire une publicité qu’il ne mérite pas. Aller au Trésor Public ne doit pas ressembler à aller en enfer. Il faut extraire les mauvaises graines des bonnes, afin d’avoir de bonnes semences qui donneront une bonne récolte, un bon rendement. Il est encore temps de réagir pour les autorités de tutelle. Un jour, quelqu’un d’aussi fougueux que lui risque de créer le scandale. Chaque individu préserve son honneur, sa dignité et sa fierté. Dans un service de l’Etat, surtout de la plus haute importance comme le Trésor, un directeur ne peut se permettre le luxe de crier sur tout le monde comme ses enfants.  Pour nous de la presse, « LA RUPTURE » dit beaucoup de choses, beaucoup de changements dans la mentalité et les comportements, la manière de servir, bref, des relations humaines empreintes de bon sens, de raison et de respect mutuel. Pourquoi avoir accepté de travailler dans un service, chaque jour bondé de monde ? Ce directeur peut-il accepter que son Directeur Général, son ministre lui crient dessus sans aucune raison valable ? « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », dit la sagesse humaine. Faut-il toujours sortir du Trésor en colère, fâché comme Guinarou ? Cela détruit l’ambiance professionnelle et la concorde. Le Trésor Public ne doit pas être un « GOLO-WALA », quartier de la prison de Ngaraba.

Julien BELA  Sources Centrafrique Matin

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