JOACHIM KOKATE SECOUE LES COCOTIERS, DENONCE LES CHARLATANS POLITIQUES, LES SOUS-MARINS TORPILLEURS DANS L’OMBRE

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 La crise centrafricaine s’éternise et s’enlise, à telle enseigne que les groupes armés sont fatigués, épuisés d’une vie au maquis. La population centrafricaine est fatiguée, bref tout le monde est fatigué. Selon Kokaté, « Dologuélé est un traître génétique ». Or, Kokaté est un vieux routier de la rébellion, en outre, c’est un soldat aguerri et téméraire. Il est entré à L’École Militaire des Enfants de Troupe (EMET) à huit (8) ans. Dologuélé ne peut apprendre à faire la grimace à un vieux singe. « Dologuélé-Gate », c’est le cas de le dire dans ce feuilleton, auteur moral et politique, chef d’orchestre pour le renversement de Touadéra et son gouvernement, le 30 mai 2017.

« Dologuélé a perdu son sang-froid et affiche son vrai visage, car il est un mauvais perdant. Il veut m’associer à un projet macabre sans en mesurer les conséquences. Son bilan à la primature est hautement négatif : les arriérés de salaires et un échec cuisant des politiques menées par lui et Patassé. Assoiffé de pouvoir, traître génétique, il ne rumine que la tentative de renversement et de déstabilisation du régime de Touadéra  ».

Dologuélé a dit qu’ « il veut prendre ses responsabilités », pour faire partir Touadéra par la Force. L’agent navette est Brice Wilibyro qui a noué les contacts avec Kokaté. Les échanges, les conversations ont été enregistrés avec Brice Wilibyro, l’homme de main de Dologuélé et l’homme à tout faire. Replonger le pays dans le  K.O., c’est impossible pour moi. La manipulation vient de Dologuélé qui a envoyé Brice Wilibyro pour me chercher chez moi, pour m’appeler au téléphone. Dologué est un citoyen dangereux. Les Centrafricains doivent se méfier de lui. Moi, Kokaté, je n’ai pas d’argent, mais j’ai le strict minimum pour manger. Pourquoi la rébellion continue et s’enflamme après l’investiture de Touadéra ? Des assoiffés de pouvoir cherchent par tous les moyens à semer le K.O., à mettre la pression à travers les groupes armés pour démontrer l’incapacité de Touadéra.

Au sein des groupes armés, il y a de hauts responsables : DG de la gendarmerie, DG de la Police, DG de la Douane, enfin les COMZONES qui sont manipulés par les hommes politiques à l’intérieur du pays. Pourquoi tout cela ? Le camp Dologuélé prétend que j’ai reçu 32 ou 35 millions de francs CFA pour fuir en France et ne plus revenir. Et pourtant, je suis bien à Bangui, devant vous, la presse.

Je ne veux plus que le sang des Centrafricains coule à nouveau. C’est fini. Ils vont semer le K.O., ils vont se réfugier dans les Ambassades pour être évacués auprès de leurs familles en France. L’argent de Dologuélé peut servir à faire autre chose, construire les hôpitaux, les écoles, les entreprises. Dologuélé doit arrêter avec les coups bas. Appeler les groupes armés pour leur distribuer de l’argent, afin qu’ils aillent semer la mort, la désolation, le désordre, c’est triste pour un leader politique.

En dénonçant ce projet de coup d’Etat, j’ai rendu un service au peuple centrafricain. Je l’ai sauvé de l’apocalypse. J’ai alerté tous les frères d’armes et ceux qui tiennent les armes, de ne plus céder à certains hommes politiques véreux et irresponsables qui les manipulent. En son temps, je me suis rétracté et j’ai dénoncé le projet de création de la « SELEKA ». Certains m’ont soutenu, d’autres voulaient en découdre avec Bozizé et tous les moyens étaient bons pour y parvenir.

Mais l’histoire m’a donné raison aujourd’hui. Chaque famille centrafricaine a fait un deuil, a perdu des biens, des maisons détruites, des viols, etc. Aucune famille n’a été épargnée. C’était lors des négociations à Libreville au Gabon. J’encourage les journalistes à dénoncer les tentatives de coup d’Etat dans notre pays. Le rendez-vous a eu lieu au domicile de Dologuélé. Une fois, je l’ai manqué et je suis reparti. Quand il est revenu à la maison, il a envoyé me chercher.

Je l’ai enregistré. S’il me traite de voyou, je crois qu’il est le plus  grand voyou. J’ai évité de justesse à mon pays une autre crise plus grave, plus atroce, plus horrible. Ce sont les hommes politiques qui ont poussé l’ex-coalition Séléka à prendre le pouvoir, histoire de se débarrasser de Bozizé. Pourquoi Dologuélé s’intéresse à la mise en place du gouvernement français ? Les députés à l’Assemblée nationale doivent êtres très vigilants, sinon, elle sera dissoute. Il faut barrer la route, pour éviter que ce qui s’est passé en 2013 ne se reproduise.

Nous, en Centrafrique, sommes champions des signatures des Accords. Mais ils ne sont jamais suivis d’effets. Cette fois-ci, il faut résister, il faut tenir pour que cet Accord puisse aboutir.  Ayons pitié de nos compatriotes qui sont fatigués et épuisés. Mes frères d’armes doivent savoir qu’en toute chose, il y a quelque part une fin. Les hommes politiques sont pires que les groupes armés. Ils n’ont aucune conscience. Seuls leurs intérêts priment : le pouvoir, c’est tout. Nous refusons définitivement les manipulations. Nous allons les dénoncer jusqu’au dernier souffle. J’ai fait un travail patriotique ».

Propos recueuillis par Julien BELLA Sources: Centrafrique Matin

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