ALLOCUTION DE MAITRE CREPIN MBOLI-GOUMBA, PRESIDENT DU PATRIE A L’OCCASION DU CONSEIL POLITIQUE DU RPR LE 27 JANVIER 2017

11150915_794027240676062_638499890061519111_n

Monsieur le Président Fondateur du Rassemblement pour la République,

Je m’empresse de m’acquitter d’un devoir, celui de vous transmettre les salutations patriotiques ainsi que les vœux de plein succès, des militantes et militants de mon parti, le Patrie.
Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents des associations et partis politiques ou leurs représentants,
Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités,
Mesdames et Messieurs,
Je me réjouis d’assister aujourd’hui à l’ouverture du Conseil Politique du Rassemblement pour la République, d’autant que je vois dans cette salle nombre de leaders politiques venus témoigner de leur solidarité, à qui je tiens à exprimer ici ma fraternité.
Au-delà de ces retrouvailles, je souhaite que ce Conseil politique, qui nous réunit, nous offre l’opportunité d’une réflexion sur la place des partis politiques aujourd’hui dans notre pays, à défaut, de faire des constats, l’évidence ne se démontrant pas, mais se constatant.
Pour ma part, j’ai le sentiment que les dernières élections générales ont marqué un recul des politiques, au profit des indépendants.
Même si, numériquement, les partis politiques conservent un léger avantage, il reste néanmoins que les trois personnalités les plus importantes de l’Etat, sont des indépendants. En effet, le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale, ainsi que le Premier Ministre, sont tous des indépendants.
Cette situation fausse la respiration normale des institutions, telle que prévue par la constitution, puisque cette dernière donne aux partis politiques la charge d’animer la vie politique et de concourir à la conquête du pouvoir d’Etat.
Il faut l’admettre, nous ne sommes pas sans reproche, loin s’en faut. Souvent, trop souvent, nous avons été à la quête d’intérêts égoïstes, prônant aujourd’hui une chose et demain son exact contraire, avec un égal flegme, pourvu que cette nouvelle posture plaise au puissant du moment, détenteur des décrets et des arrêtés.
Ce comportement déroute les électeurs et la sanction est là.
Cependant, la situation n’est pas désespérée. Elle est encore moins spécifique au Centrafrique, tout étant une question de degré et de causes. C’est même une tendance mondiale, même si, encore une fois, dans notre pays, l’explication de ce désamour est à chercher dans des considérations bassement matérielles.
Nous vivons aujourd’hui à l’échelle mondiale un rejet des relais traditionnels, un rejet de l’orthodoxie. Entre l’élection de Trump et la montée en puissance de Macron, les peuples se cherchent des voies nouvelles. Ils sont seulement 2% de Français à faire confiance à leur classe politique. 2%! Pour autant, les politiques Français ont-ils mis la clé de l’action politique sous le boisseau ? Non ! Ils travaillent à regagner la confiance perdue des Français.
Nous devons donc travailler, afin de mettre un terme à cette tendance dans notre pays. Cela ne sera possible que quand nous aurons conscience de l’urgence de tous se rallier autour des nécessités nationales. Quelles sont-elles, ces nécessités ? Sécurité, cohésion sociale, reconstruction. Mais plus que tout, la défense de la réputation nationale. Assainir les finances publiques, se réconcilier, travailler dur pour créer de la richesse, tout ça doit servir une seule cause : le respect des autres peuples. Les Centrafricains doivent être respectés, chez eux et à l’étranger. Je ne supporte pas que le premier venu, une fois en terre Centrafricaine, se croit autorisé à manquer de respect, même à un niveau élevé de l’Etat. Et j’ai une pensée pour ce Colonel de la police nationale qui a été arrêté, pour faire plaisir à une conseillère technique. Son tort ? Avoir voulu faire son travail. Le Centrafricain doit arrêter de trembler dans son pays. Et l’exemple doit venir d’en haut. Souvenons-nous de cette belle phrase de Michel Jobert « Nul ne vient relever une nation qui s’abandonne, si ce n’est pour la mettre à son service »
Nous devons donc mettre un terme définitif à nos querelles d’égo, qui sont dérisoires par rapport l’immensité de la tâche à accomplir. Ces petites querelles ont déjà couté la présidence à un homme d’Etat Centrafricain au début des années 1990. Qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle, il lui suffisait de rendre visite au troisième homme de cette élection pour avoir son soutien. Cette visite ne vint jamais, parce que des querelles trois fois décennales étaient encore présentes dans son esprit. Et le fauteuil présidentiel s’envola à jamais.
Nous avons l’ardente obligation d’apprendre de notre histoire commune, pour aller de l’avant. Personne ne relèvera ce pays tout seul. Surtout, personne ne gagnera tout seul. Car gagner, pour moi, c’est améliorer le quotidien des Centrafricains et faire en sorte qu’ils soient respectés chez eux et à l’étranger.
Mais, s’il vous plait, arrêtons de financer des candidats indépendants aux élections législatives, dans le but de les intégrer à nos groupes parlementaires. Nous contribuons ainsi au vagabondage politique, à nos dépens. Ces personnes mangent à tous les râteliers et rejoignent par habitude le camp de celui qui a le pouvoir.
Nous sommes désormais payés pour le savoir. Cette pratique cause une distraction des ressources de nos partis au détriment de nos candidats, qui, eux, ont choisi la loyauté au parti. C’est donc injuste pour nos candidats, nocif pour la démocratie et suicidaire pour nos partis.
C’est sur ces quelques mots, que je vous souhaite, cette fois-ci en mon nom propre, plein succès succès à vos travaux.

Vous pouvez laisser une réponse, ou un rétrolien depuis votre propre site.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour déposer un commentaire.

Ce site est réaliser sous WordPress par JAEL